Pour un filet social solide ! Réflexion du milieu communautaire du Val-Saint-François

Lors de la dernière rencontre des membres de la CDC du Val-Saint-François, les directions présentes se sont penchées sur leurs conditions de travail. Dans l’ensemble du territoire, les organismes communautaires assurent une fonction essentielle : soutenir les populations, prévenir les crises, renforcer la cohésion sociale et maintenir le vivre-ensemble. Ils contribuent à des retombées concrètes en santé, en culture, en éducation, en intégration et en participation citoyenne.

Malheureusement, force est d’admettre que le filet social s’affaiblit.

Les demandes augmentent. Les situations se complexifient. L’inflation fragilise les ménages. La détresse psychologique progresse. Le cynisme et le désengagement s’installent. La pression sociale s’accumule.

Au même moment, les organismes doivent composer avec un manque de financement récurrent, une pénurie de personnel, une baisse du bénévolat et des exigences administratives croissantes. Résultat : un risque réel d’épuisement, une diminution du temps consacré aux usagers et une capacité d’action limitée alors que les besoins augmentent.

Or, chaque dollar investi dans le communautaire prévient des coûts beaucoup plus élevés en services publics, en crise sociale et en perte de qualité de vie.

Nous invitons donc les décideurs publics à poser des choix cohérents avec les enjeux du présent :

  • Renforcer le financement à la mission, stable et prévisible;

  • Réduire les lourdeurs administratives;

  • Reconnaître le rôle essentiel du communautaire dans la prévention et la cohésion sociale.

Soutenir le communautaire, c’est protéger notre capacité collective à accompagner, prévenir, éduquer et intégrer. C’est maintenir un filet social solide qui évite que des personnes, des familles et des communautés entières ne tombent entre les mailles.

Nous ne demandons pas la charité. Nous demandons de la cohérence, dans l’intérêt de toute la société.