Michèle Laberge : quand justice sociale et climat font équipe en Estrie

Finaliste aux Prix personnalités de l'innovation sociale 2026 de la Maison de l'innovation sociale (MIS), dans la catégorie Écologie, Michèle Laberge incarne une vision d’avenir : celle d'une transition climatique qui ne laisse personne derrière.

Une coordonnatrice au cœur du territoire

Depuis son entrée en poste comme coordonnatrice transition socioclimatique pour l'Inter-CDC de l'Estrie, Michèle Laberge s'est imposée comme une figure clé du milieu communautaire régional. Son mandat : mobiliser les neuf Corporations de développement communautaire (CDC) de l'Estrie autour d'un projet financé par la Table nationale des CDC (TNCDC), qui place la justice sociale au cœur de l'adaptation aux changements climatiques.

Son travail de terrain vise à documenter et comprendre les vulnérabilités des populations précaires face aux crises environnementales - chaleurs extrêmes, inondations, périodes de gel/dégel - qui affectent déjà l'Estrie de façon récurrente. Elle œuvre à outiller les organismes communautaires pour qu'ils puissent anticiper, agir et faire entendre leur voix dans les processus décisionnels municipaux et régionaux.

Dans une visée de transformation sociale, le projet cherchait aussi à faire un maillage entre les démarches des plans climat des MRC, celle du VRAC-PARC de la Direction de la santé publique et les groupes communautaires. Cette alliance entre trois pilliers, le municipal, la santé publique et le communautaire, constitue ce qui fait la force de cette mobilisation.

Un engagement bien enraciné

Michèle Laberge puise dans un riche parcours façonné par la solidarité internationale, la simplicité volontaire, la militance écocitoyenne au sein des AmiEs de la Terre du Val-Saint-François et de Vers un Val vert. Bachelière en communication de l'UQAM, elle est membre du GRIVE (Groupe de recherche interdisciplinaire sur le végétal et l'environnement) et du groupe géopoétique La Traversée. Elle poursuit d’ailleurs, parallèlement, une maîtrise en études littéraires. Elle a été finaliste au Concours de la Nuit de la poésie de l’UQAM et de la Place-des-Arts en 2024 et elle a reçu une mention du jury dans un concours d'écriture sur les milieux humides en France - preuve que son rapport à la nature déborde largement le cadre professionnel. Chez elle, engagement social et la reliance au territoire sont des manières de prendre soin de notre monde.

Les lauréat·es seront annoncé·es le 22 juin 2026 à Montréal.